UN CŒUR POUR UN VILLAGE…

…et le sourire de Sœur Gertrude pour accueillir.

  Ces deux dernières années ont eu pour objectif, lors d’actions concrètes des cinquièmes, de soutenir le Cameroun. Situé sur la côte atlantique, le Cameroun mérite bien son surnom d’ «  Afrique en miniature ». La diversité démographique, climatique… est en effet extrême.

En illustration de cette diversité, on remarque que la grande majorité des pays colonisateurs - Portugal, Pays-Bas, Allemagne, France - a successivement pris pied au Cameroun. De nombreuses langues se côtoient encore dans ce pays. Malheureusement, le Cameroun risque de devenir également une « Afrique en miniature » de l’instabilité politique et de la guerre civile éprouvées par ce continent. La plupart des états voisins – le Tchad, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo – vivent une période de trouble politique dramatique. Pris en étau, le Cameroun et la stabilité politique et économique du pays sont soumis à rude épreuve.

Dans le but d’améliorer les conditions de vie scolaire pour des adolescents de ce petit pays, le résultat d’une collecte a été remis au nom des élèves de cinquième, ils ont pris à cœur ce projet.

Par la remise d’un chèque, c’est une passerelle qui s’est créée : des jeunes pour d’autres jeunes.

Nous sommes heureux d’avoir participé à la remise en état d’un foyer de jeunes filles. Les conditions très précaires - sans eau, électricité variable, murs en torchis etc… - ne leur permettraient pas d’envisager un avenir quel qu’il soit. Une solidarité ponctuelle aide ces jeunes dans cet état de grande pauvreté.

Les cinquièmes sont heureux de donner et les autres de recevoir…..

A nous tous de contribuer, de créer l’esprit d’entreprise pour les aider à mener leurs actions

Ces actions envers les autres qui les feront grandir dans leur cheminement et leur vie quotidienne, un pas vers l’humanitaire.

Richard Fournier

 S. Florin, M. Debarge pour les 5èmes

Merci Soeur Gertrude

Merci Sœur Gertrude,

 Merci de nous avoir donné l’occasion d’aider les tiens au Cameroun, nos frères en Jésus Christ.

Nous t’avons remis il y a quelques jours les fonds récoltés par le Collège et le fruit des quêtes de la paroisse de Marcq en Barœul pour ton œuvre.

Tu nous as expliqué combien les matériaux étaient chers et la vie difficile pour tes 700 élèves et consœurs. Le salaire moyen est de 20€ par mois au Cameroun, alors que le sac de ciment en vaut 10.  Pour les tiens, tu te bats contre tous les problèmes à la fois : Le plantain, l’igname et le manioc pour seule subsistance, le manque d’engrais pour assurer une production constante, la faim qui prend le pas sur l’éducation des enfants (au profit des champs), la soif qui pousse à faire des kilomètres pour s’abreuver d’eau de marigot*. Alors tu as tenté de creuser un puits pour étancher leur soif. Une roche a coupé court à tout espoir, mais pas aux coûts de l’opération ni à la déception des tiens. Qu’y a-t-il de pire que de lutter contre la faim, sinon la soif. Il existe sans doute d’autres possibilités pour permettre à l’eau d’abonder et de permettre aux tiens de s’abreuver et de tenir une hygiène corporelle acceptable. Si nous avons la chance de te revoir en 2009, nous essaierons de faire partager ton projet de puits. C’est pour cela que nous envisageons pour 2010 de réitérer une opération pour soutenir de nouveau ton œuvre.

 Nos prières t’accompagnent Sœur Gertrude.

 (De gauche à droite : Père Richard Fournier pour la paroisse, Martine Debarge, Yves Quinou et Sophie Florin pour l’établissement).

 Gilles Corbeaux

 * Les maladies diarrhéiques tuent environ deux millions d'enfants chaque année - soit 5 000 par jour - et en frappent un nombre incalculable. L'UNICEF a affirmé aujourd'hui que les enfants qui souffrent déjà d'une alimentation insuffisante ou d'autres maladies sont les premières victimes des maladies hydriques ou liées à un mauvais système d'assainissement, comme le choléra, la typhoïde ou les maladies diarrhéiques.